vêtu, ue

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VÊTU, UE

(vé-tu, tue) part. passé de vêtir
Couvert de vêtements.
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas [LA FONT., Fabl. VII, 10]
Ils [les Français] avouent de bon cœur que les autres peuples sont plus sages, pourvu qu'on convienne qu'ils sont mieux vêtus [MONTESQ., Lett. pers. 100]
Du temps que j'étais écolier, Je restais un soir à veiller Dans notre salle solitaire ; Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère [A. DE MUSSET, Poés. nouv. Nuit de décembre.]
Fig.
Leur corps paré de grâce et vêtu d'innocence, Tout en eux est céleste [DELILLE, Parad. perdu, IV]
Il est vêtu comme un moulin à vent, se dit d'un homme habillé de toile. Substantivement.
Le vêtu de noir, magister de village, était frère du curé ; et le vêtu de gris, sergent du même village, était frère de l'hôte [SCARR., Rom. com. II, 6]
En Normandie, un vêtu de soie, un cochon.
Il peut se dire des animaux.
Sur des coursiers vêtus avec magnificence, Dans un ordre pompeux la jeunesse s'avance [DELILLE, Én. v.]
Couvert de poil comme d'un vêtement.
C'est le chien le plus vêtu et le mieux fourré de tous les chiens [BUFF., Quadrup. t. VIII, p. 169]
En termes de jardinage, l'oignon est fort vêtu cette année, les enveloppes sont épaisses et nombreuses. Vêtu comme un oignon, se dit d'un homme qui a plusieurs gilets et habits les uns par-dessus les autres.
Terme de blason. Se dit d'un écu rempli par un carré posé en losange, dont les quatre pointes touchent les bords de l'écu.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877