vespérie

(Mot repris de vespéries)

VESPÉRIE

(vè-spé-rie) s. f.
Acte de théologie ou de médecine, qui se faisait vers le soir qui était soutenu par un licencié avant qu'il reçût le bonnet, et où celui qui présidait donnait quelques avis au répondant.
Fig. Réprimande.
Mme de Maintenon lui fit [à la duchesse de Bourgogne] une forte vespérie, et lui fit voir que ce qu'elle croyait cacher était vu par toute la cour [SAINT-SIMON, 177, 103]
L'aînée de ses filles avait épousé Cramer, riche libraire de Genève, et elle était un des principaux ornements de la cour de M. de Voltaire ; ce qui lui attirait des vespéries de la part du consistoire [GROSLEY, Vie, p. 108]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. vesper, le soir (voy. VÊPRES).

vespérie

VESPÉRIE. s. f. Le dernier acte de théologie ou de médecine, que soutenait autrefois un licencié avant de prendre le bonnet de docteur, et où celui qui présidait donnait quelques avis, quelques instructions au répondant. Soutenir une vespérie.

Il signifie quelquefois, figurément et familièrement, Réprimande. Son père lui a fait une rude vespérie. Ce sens est peu usité depuis la suppression des vespéries.

vespérie


VESPÉRIE, s. fém. VESPÉRISER, v. a. [Vèspéri-e, rizé: 1re è moy. 2e é fer. dern. e muet au 1er, é fer. au 2d.] Vespérie, le dernier acte de Théologie ou de Médecine, que soutient un Licencié. = Fig. Style famil. Réprimande: "Son père lui a fait une rude vespérie. = Vespériser, réprimander. "Il vous a donc bien vespérisé: vous serez bien vespérisé.