vidé, ée

VIDÉ, ÉE

(vi-dé, dée) part. passé de vider
Rendu vide. Tonneau vidé. En parlant d'un cheval, jarrets vidés, jarrets qui ne sont pas pleins, qui ne sont pas gras. On dit plutôt maintenant jarrets secs. Terme de blason. Se dit d'une pièce principale dont la partie intérieure est vide, et dont il ne reste plus que les bords pour en faire connaître la forme. Se dit aussi des croix et autres pièces ouvertes, au travers desquelles on voit le champ de l'écu.
Fig. Réglé, terminé.
Ah ! si vous aviez vu comme elle m'a grondée ! Elle me va chasser, l'affaire en est vidée [CORN., Ment. v, 5]
Et les affaires non plaidées Sans avocats étaient vidées [SCARR., Virg. I]
Voilà le chapitre du carême vidé [SÉV., 19 fév. 1690]