vigneron, onne

VIGNERON, ONNE

(vi-gne-ron, ro-n') s. m. et f.
Celui, celle qui cultive la vigne.
La disproportion qu'on croit voir entre la naissance de Sixte-Quint, fils d'un pauvre vigneron, et l'élévation à la dignité suprême, augmente sa réputation [VOLT., Mœurs, 184]
Un jour le vigneron, sur ces coteaux paisibles [où s'est livrée la bataille de Granson], Mariant les ormeaux et les vignes flexibles, Roulera sous ses pas des ossements blanchis [MASSON, Helv. III]
Vigneron ou vigneronne, colimaçon.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Iluec se debat et abaie, Et li vingnerons sanz delaie Vint, qui des vingnes estoit garde [, Ren. 18530]
  • XIVe s.
    Ainsi com vigneron se tiennent ou païs, Quand il doivent aler es vignes du pourpris [, Guesclin. 3746]
  • XVIe s.
    Après la cloche du vigneron [cloche qui avertissait les buveurs de quitter les tavernes] [, Coust. gén. t. II, p. 924]
    Quand le chou passe le sep, le vigneron meurt de soif [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourguig. vaingneron ; de l'anc. verbe viner, cultiver la vigne ; ce verbe vient de vigne.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    VIGNERON. Ajoutez :
    Adj. Vigneron, vigneronne, qui appartient aux vignobles, aux vignerons.
    Le buttage [de la vigne] s'exécute assez rapidement, et c'est là surtout que la charrue vigneronne peut recevoir une application facile et fournir des résultats incontestés [JOHANET, Journ. des Débats, 31 oct. 1876, Feuilleton, 6e col.]
    Il y a des herses et des houes vigneronnes d'une excellente construction [ID., ib. 31 mars 1877, Feuilleton, 1re page, 4e col.]