visqueux, euse

VISQUEUX, EUSE

(vi-skeû, skeû-z') adj.
Dont les molécules ont de l'adhérence les unes avec les autres, en parlant d'un liquide. Liqueur épaisse et visqueuse. Humeur visqueuse. Se dit aussi d'une substance poisseuse, plus ou moins tenace.
Il paraît que l'ambre gris, mou et visqueux, tient ferme sur le fond de la mer, puisqu'il ne s'en détache que par force dans le temps de la plus grande agitation des eaux [BUFF., Min. t. III, p. 49]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Aigue de mer est fort salée et tranchanz et poignanz, et por ce mondefie le ventre de flemme grosse et viscouse [BRUN. LATINI, Trésor, p. 174]
  • XIVe s.
    Et de la teste [du chien] luy descend en la gueule et es dens un venin si très visqueux, qu'il n'est rien, s'il en est mors [mordu], qu'il ne soit envenimé [, Modus, f° LXV]
  • XVe s.
    Char d'ours si est sur touttes chars visceuse, et plus mauvaisement se cuit en la fourcelle [estomac] [, Ms. de Turin, f° 57]
    Combien que tous [poissons] soient visqueux ; Carpes, barbeaux sont lymonneux [E. DESCH., Poésies mss. f° 486]
  • XVIe s.
    Ouvrez la porte aux disputes, il n'y a article de foy qu'un esprit mal né et visqueux [opiniâtre] ne puisse revoquer en doute [PASQUIER, Lett. t. I, p. 621]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. viscos, vescos ; esp. et it. viscoso ; du lat. viscosus, de viscum, glu (voy. GUI).