vitupère

VITUPÈRE

(vi-tu-pè-r') s. m.
Terme vieilli. Blâme.
Et si de nos discords l'infâme vitupère A pu la [l'Espagne] dérober aux victoires du père [Henri IV], Nous la verrons captive aux triomphes du fils [MALH., II, 1]
Et sans songer que la colère Est chose de grand vitupère [SCARR., Virg. v.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Li povreami est en espace [moquerie] ; S'ilvient à cort, chascun l'en chace Par gros moz ou par vitupires [RUTEB., 22]
  • XIVe s.
    Et loenge qui est opposite et contraire à vitupere [ORESME, Éth. 45]
  • XVe s.
    À la confusion et vitupere du roi [FROISS., II, II, 163]
  • XVIe s.
    Ceux qui vont es païs estranges peuvent estre bons tesmoins (s'ils le veulent confesser) des vituperes qu'on jette sur nous [LANOUE, 39]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. vituperi ; esp. et it. vituperio ; du lat. vituperium, de vituperare, vitupérer.

vitupère

VITUPÈRE. s. m. Blâme. Sa vie est exempte de vitupère. Cette action est digne de vitupère. Il est vieux.

vitupéré

VITUPÉRÉ, ÉE. participe

vitupere

Vitupere, ou Vituperation, Vituperatio.